Histoire

Montréal Olympique

PyeongChangOlympiques d’hiver 2018.  La planète sport, que dis-je, la planète entière est rivée sur son téléviseur pour 17 jours d’adrénaline, de sport de haut niveau, d’athlètes au meilleur de leur forme et de fierté nationale.

Cette année, on encourage les sœurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe, Samuel Girard, Marianne St-Gelais, Alex Harvey, Laurie Blouin, Mikaël Kingsbury, Ted-Jan Bloemen, Jasey-Jay Anderson, Kim Boutin, Mark McMorris, l’ensemble de l’incroyable équipe de patinage artistique, et bien d’autres athlètes Québécois et Canadiens.

Au moment d’écrire ces lignes, le Canada compte déjà 20 médailles à son palmarès et en espère bien d’autres. Mais en dehors des médailles, on retiendra également autres choses de ces jeux, les grandes histoires: le scandale du dopage d’État en Russie et les athlètes qui se sont vus interdits de participer aux Jeux, le climat politique tendu qui règne entre les deux Corées et le fait que les athlètes de la Corée du Sud et du Nord ont marché ensemble lors de la cérémonie d’ouverture.

Il y a aussi les plus petites histoires, mais toutes aussi importantes, Mialitiana Clerc, la première femme de Madagascar à participer aux Jeux olympiques d’hiver. Ted-Jan Bloemen, ce Hollandais dont le père est né au Nouveau-Brunswick, qui est venu ici il y a quatre ans après avoir réalisé que l’équipe Hollandaise ne croyait pas suffisamment en lui pour l’aider à se développer davantage, cette semaine, il a remporté deux médailles.


Source: Facebook – Team Canada

Les Olympiques à Montréal

Les Jeux Olympiques sont, depuis toujours, source de surprises, de scandales, de dépenses exorbitantes, d’histoires touchantes. Si ceux de PyeongChang 2018 ne font pas exception à la règle, ceux de Montréal 1976 non plus.

Montréal. Olympiques d’été 1976. Les Jeux de la XXIe olympiade de l’ère moderne furent célébrés dans la métropole du 17 juillet au 1er août 1976. Montréal est alors et encore à ce jour la première ville Canadienne à accueillir les Jeux Olympiques. 92 nations, 6 084 athlètes, 21 sports, 198 compétitions sportives réparties sur 27 sites différents et une estimation d’au moins 3 195 170 spectateurs ayant assistés en personne aux Jeux de Montréal 1976.

Plus de 40 ans après, la ville se souvient encore de ces Jeux comme s’ils avaient eu lieu hier. D’abord, parce que les Montréalais paient encore et toujours leur stade si particulier, aimé par certains et détesté par d’autres.

La construction du Stade olympique a coûté trois fois plus que ce qui était prévu et s’est achevée en 1987. Et c’est finalement en juin 2006, 30 ans après la clôture de ces Jeux, que les contribuables québécois ont terminé de rembourser l’hypothèque des installations olympiques. Mais encore aujourd’hui, avec son toit si particulier et difficile à entretenir, le Stade et sa toile sont source de dépenses et de discorde.

Certains se souviendront également de ces Jeux comme étant ceux du boycott de 22 pays africains protestant contre la présence de la Nouvelle-Zélande. Pourquoi ce boycott? Parce que la Nouvelle-Zélande avait envoyé son équipe de rugby disputer des matchs en Afrique du Sud où était alors pratiqué l’apartheid. Le Comité international olympique avait d’ailleurs été totalement surpris par ce boycott survenant quelques heures à peine avant le début de la cérémonie d’ouverture. D’abord, parce que l’Afrique du Sud n’était plus invitée aux Jeux depuis plus de dix ans. Ensuite, parce que le rugby union n’était déjà plus un sport olympique. Enfin, 92 pays furent tout-de-même présents dont trois pour leur première fois : Andorre, Antigua-et-Barbuda et les Îles Caïmans.

Source: Facebook – Team Canada

Mais en dehors des polémiques autour des dépenses reliées à la construction du Stade olympique et du boycott, les Jeux Olympiques de Montréal auront marqué l’histoire de notre ville pour de multiples autres raisons.

Le 17 juillet 1976, plus de 70 000 personnes assistent à la cérémonie d’ouverture des Jeux. Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre du Canada est évidement présent, en compagnie du maire de Montréal, Jean Drapeau, qui eut droit à une ovation de plus de cinq minutes de la part du public. Mais également la reine Élisabeth II, présente, évidement, en tant que Reine du Canada.

Pour la première fois dans l’histoire des jeux, deux athlètes sont les porteurs de la flamme olympique. La torontoise Sandra Henderson et le montréalais Stéphane Préfontaine représentent les deux peuples fondateurs du Canada.

Ces Jeux furent également le théâtre de toutes sortes de premières et de petits ou grands miracles. Pour la première fois, le hockey fut pratiqué sur du gazon artificiel. Les épreuves féminines d’handball, d’avirons et de basketball apparurent. Les Bermudes devinrent le pays le moins peuplé, 53 500 habitants, à gagner une médaille au Jeux d’été.  Le Hongrois Miklos Németh décroche l’or au lancer du javelot, réalisant par le même coup l’exploit d’être le premier fils de champion à recevoir à son tour cette récompense ultime.

Une de nos favoris

Mais évidemment, on ne peut parler des Jeux de Montréal sans parler de Nadia Comaneci.  À 14 ans, la gymnaste roumaine Nadia Comaneci devint l’héroïne des Jeux. Elle fut la première athlète olympique à obtenir une note parfaite de 10,0. Et cette perfection, elle l’obtint sept fois plutôt qu’une. Elle monta sur le podium un total de cinq fois durant ces Jeux sur une possibilité de six, dont trois fois pour récolter l’or. Elle attira le regard des médias et du public, elle subjugua autant les autres athlètes, que les entraîneurs et les jugent. En 1976, à Montréal, Nadia Comaneci changea le visage de cette discipline. Ainsi, plus de 40 ans plus tard, on se souvient tous de Nadia.   Et on se permet de l’appeler Nadia, car on a, depuis ces Jeux, l’impression qu’elle est de la famille. Les Canadiens lui ont effectivement offert leur appui inconditionnel, l’ont adopté.

On pourrait parler de ces jeux encore longtemps. Tant d’athlètes y ayant participé méritent qu’on leur accorde quelques lignes. L’histoire et même l’architecture de Montréal y sont liés.

Mais on terminera en rappelant qu’à Montréal, en 1976, l’URSS arrive au premier rang du classement avec 125 médailles dont 49 d’or, alors que le Canada, lui, termine au 10 rang du classement par pays avec seulement 11 médailles dont aucune d’or. Ce triste record nous permit de devenir le premier pays hôte à terminer les Jeux sans médaille d’or et ce fait fait également parti de l’histoire de notre ville.

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